Et le calme fut
Après une enfance et une adolescence compliquées, j’ai commencé ma vie d’adulte avec un bagage émotionnel intense. Beaucoup de colère, et une grande peur m’habitaient.
Le yoga s’est imposé comme une solution pour aller mieux.
J’ai passé du temps à pleurer sur le tapis, à laisser sortir toutes ces émotions qui n’avaient jamais pu s’exprimer.
Cela m’a fait beaucoup de bien de respirer, de prendre le temps d’être là, avec mon corps, avec moi-même, avec les autres aussi.
Quand j’ai commencé à enseigner le Hatha yoga, en 2003, j’avais encore beaucoup de tensions corporelles et psychologiques.
Ce que je remarquais, c’est que mon corps avait tendance à s’assouplir pendant que je pratiquais, mais dès je cessais de m’asseoir régulièrement sur le tapis, pendant les vacances par exemple, il retrouvait ses tensions.
Je notais aussi que mon malêtre intérieur n’avait pas baissé en intensité, je restais tout autant agitée, tourmentée, et ultra réactive.
La moindre contrariété prenait toute la place. La moindre parole, réaction, comportement blessant me faisait dégoupiller.
Et j’ai découvert le Yoga du Cachemire et la philosophie qui l’accompagne.
Passée la surprise de la rencontre, car ce Yoga était clairement singulier, différent de tout ce que j’avais pu rencontrer, s’est ouvert à moi un monde nouveau.
Le Yoga du Cachemire ne promet pas de transformation.
Et pourtant, ça se transforme.
On apprend à faire un avec la réalité.
Sans la fuir. Sans la juger.
On accepte de rencontrer ce qui est là, tel que c’est.
En observant notre fonctionnement, sur le tapis et au coeur de la vie, nous comprenons que chaque situation peut devenir un guide.
Au fil des années, j’ai vu ma réactivité diminuer drastiquement, ma colère faiblir, ma peur se calmer.
Ma relation au monde, aux autres, à moi-même s’est totalement transformée.
Cette pratique du Yoga du Cachemire, si belle, si simple, est un cadeau qui se dépose dans le corps, le coeur et la vie entière. 🧡
